lundi 20 octobre 2014

Sachons parler aux éditeurs.




Amis écrivains, vous êtes trop timides. Apprenez à parler aux éditeurs avec le Tampographe.
Tampons pour envoi de manuscrit. Coffret en préparation.

Copito de Nieve.



Une peluche géante dans une décharge sauvage derrière un crématorium. J'étais en avance à une crémation, je suis allé marcher dans les environs, je suis tombé sur cette chose.
La galerie tampographique ouvrira fin novembre. Pas moyen de faire plus vite. J'ai refait le local, la peinture, les boiseries extérieures, les meubles, les lumières, les enduits, je me suis découvert des dons de bricoleur, mais hélas pas de magicien: je suis à la bourre. Il me reste un mois pour tout terminer, autant dire un battement de cil. Je fabrique des tampons géants, je découvre les joies des élastomères et du silicone, je me suis niqué le dos en faisant le film de démonstration que j'ai mis en ligne dernièrement, je m'envoie en l'air à l'Efferalgan codéïné pour faire passer la douleur et je me lève à 5h du matin pour boire du café en relisant la liste de tout ce que je n'aurai pas le temps de faire.


dimanche 12 octobre 2014

Elastomère

Tampon géant from Le Tampographe Sardon on Vimeo.

Démoulage d'un tampon géant en élastomère.

vendredi 10 octobre 2014

Ressemblance.


Les éditeurs sont fatigués, et manifestement certains écrivains le sont aussi. A moins qu'il ne s'agisse d'une mystérieuse manifestation d'intertextualité.

jeudi 2 octobre 2014

Petit rappel.

Il y a un affreux malentendu. Pour une raison mystérieuse je reçois régulièrement des mails d’artistes qui me présentent leur boulot. Comment ai-je pu laisser penser que j’avais la moindre sympathie pour leurs démarches?
Petit rappel, donc:
Artiste
Va picoler en attendant d’hériter de ta famille de vendeurs d’armes, occupe-toi comme tu veux, ne viens pas me faire chier avec les crottes de nez que tu fabriques dans ton loft d’enculé de Paris XXème. Ça ne m’intéresse pas, ça ne m’intéressera jamais. Et d’ailleurs tu n’es pas un artiste, les artistes c’est bien rare et j’ai rien contre, peut-être parce que j’en croise presque jamais, si j’y réfléchis. T’es rien qu’une scorie du capitalisme, un rentier, un morbac bien gonflé du sang des autres, ce que cette société de merde a engendré plus méprisable.
En outre, cher bourgeois qui ouvre ton concept-store avec dix ans de retard et qui me demande si je fais des dépots-ventes:

Va te faire tatouer « je suis une grosse merde de gosse de riche » entre deux tatoos vintage. Prends une typo gothique, c’est la mode à Brooklyn. Tu feras un malheur au marché de Noël des créateurs de Paris XIème, avec ta barbe à la con et ta coupe de nazi de merde. Tu seras le roi des stands, entre les fabricants de bijoux éthiques et l’étal de jus de carotte aromatisé au sperme d’orang outan 100% organic acheminée par bateau à voile depuis les quais de Williamsburg.

mardi 30 septembre 2014

Élastomère

Coulée d'élastomère dans un moule pour tampon géant.

Elastomère from Le Tampographe Sardon on Vimeo.

dimanche 28 septembre 2014

Tampon pour écrivain.


Vous écrivez et vous rêvez d'être publié? Le Tampographe connait les ficelles de l'édition et vous fait profiter de ce tampon pour envoi de manuscrit. Vous aurez grâce à lui la certitude que vos projets seront examinés avec une attention toute particulière!

Format 5x10cm
Monture en hêtre verni
20 euros hors frais de port.

Disponible ICI

lundi 22 septembre 2014

Portes ouvertes tampographiques.


Je reprends les portes ouvertes après quelques mois d'interruption. Mon atelier sera ouvert au public le samedi 4 octobre, de 14h à 19h30. C'est toujours 4 rue du Repos, juste à côté du Père Lachaise, métro Philippe Auguste.

Plus d'informations sur la page Facebook ICI


vendredi 19 septembre 2014

Injures trotskistes


Jeu de 24 injures trotskistes aimablement fournies par d'anciens militants de l'Organisation Communiste Internationaliste.
Monture en hêtre naturel de la taïga.

60 euros

Disponible ici
http://letampographe.bigcartel.com/product/injures-troskistes



jeudi 11 septembre 2014

Trotskadelic


Projet d'affiche en cours, pour réconcilier Funk et quatrième internationale.

mardi 9 septembre 2014

Point rouge


Premier point rouge dans la vitrine de la galerie tampographique. Cela dit la galerie n'est pas encore ouverte. La date n'est pas encore fixée, ça sera probablement en octobre ou novembre, il y a encore beaucoup de travail à faire avant que tout soit prêt.

lundi 8 septembre 2014

Débris


Traces de mon exposition de Bastia de l'an dernier, qui m'a été renvoyée très mal emballée et que j'ai terminé de réduire en purée à coup de marteau et de ciseau à bois, parce que j'étais pas mal en rogne. J'avais collé des dizaines de tampons sur des planches de bois, il ne reste que les traces de papier et de colle.

lundi 1 septembre 2014

Dominoterie.


Premières feuilles de papier dominoté, en attendant de faire des trucs en deux couleurs.
Le papier domino, ou dominoté, je ne sais pas comment on dit, c'était un papier imprimé en xylogravure, une technique bon marché qui servait à couvrir des livres, à décorer des cartons à chapeaux et à tapisser des chambres de domestiques. Les plaques de bois étaient gravées à la main, autant dire tout de suite que je n'ai absolument pas la patience de faire un tel boulot, et que la plaque photographiée ci-dessus a été découpée au laser dans du médium 3mm.

 

Petit rouge


Projet d'étiquette de vin, non fabriqué.

samedi 30 août 2014

Rêve atroce (2).


J'ai rêvé que j'avais une tête de labrador beige à la place de ma tête habituelle. Je fais un photomontage pour essayer de restituer la chose.

Travailleurs de tous les pays.


Je termine un nouveau tampon géant. Le moule est fabriqué avec du médium découpé au laser, et le caoutchouc n'est pas du caoutchouc mais de l'élastomère de polyuréthane. Le manche pèse à lui seul plus de 20kg, je me suis niqué le dos en le manipulant.
Je trouve l'élastomère dans un endroit nommé Polyester 93, à Bobigny. Une mine pour qui veut travailler avec des polymères plus ou moins cancérigènes. Cela dit je porte un masque à gaz et des lunettes de sécurité en travaillant, ce qui me donne un air délicieusement post-apocalyptique.


lundi 25 août 2014

Insultes trotskistes.


Je prépare une série de tampons d'injures trotskistes, aimablement fournies par un ancien militant de l'OCI exclu pour dérive sociale-démocrate.
En dehors de ce projet, les travaux continuent à mon atelier, l'aménagement de la galerie est à peu près terminé, et on prépare la première exposition au pas de course avec mon Golem de Caoutchouc. J'annoncerai la date d'ouverture dans quelques temps, je ne suis pas imprudent au point de fixer dès aujourd'hui une date que je ne tiendrai probablement pas.
Je ferai en outre des portes ouvertes à mon atelier au mois de septembre. Là encore je ferme prudemment ma gueule quant au jour choisi. Ça se passera probablement fin septembre, au rythme auquel le retard s'accumule. Et puis une nouvelle fuite s'est formée dans mon atelier, j'y trouve chaque matin une grosse flaque qui sent le Tahiti-douche, les salles de bains de l'immeuble fuient chez moi, il faut colmater ça avant de recevoir des gens ici.
Cela dit, tout va bien. J'ai horreur d'écrire ce genre de truc, je sais que ça fait de la peine à mes ennemis, mais le fait est que les rats sont partis de mon local pour retourner à la cave, et que les mois de travaux, de gravats, d'enduit et de peinture n'ont pas été vains. Je bosse désormais dans des conditions convenables et les projets ne manquent pas. Ouf.
Au chapitre des projets, on citera pèle-mèle: un jeu de tampon géant destiné à dessiner des têtes d'abrutis, une machine à tuer, un livre, une exposition à l'étranger, des artistes invités à la galerie tampographique pour y bosser avec moi (quand je dis que je chie sur le boulot des artistes, ça ne vaut pas pour tous les artistes, il y a des gens dont j'apprécie vraiment le boulot, qui surnagent miraculeusement dans le marécage de rentiers écoeurants qu'est la scène artistique parisienne).
Et quelques autres projets que j'abandonnerai probablement par flemme ou par manque d'idées.
Mais j'y reviendrai.






dimanche 17 août 2014

Poubelle


Une carte à gratter tirée d'un ex futur projet que je devais faire à l'Association. Le truc était annoncé et puis finalement je me suis rendu compte que je n'avais pas envie de le faire, ni assez d'idées pour remplir une pochette de tickets à gratter visant à pousser les gens au suicide en période de Noël.
Il rejoint donc la poubelle de mes projets éditoriaux inaboutis.



vendredi 6 juin 2014

Enlarge your stamp

Mon atelier tampographique de la rue du Repos s'agrandira bientôt avec l'ouverture d'une galerie, à la rentrée prochaine. Pour le moment je fais des travaux.



lundi 2 juin 2014

bédé

Deux pages parues dans le "Mon Lapin" du mois dernier, dessinées avec le plus grand soin.
Cliquez sur les images pour les afficher en grand, c'est écrit petit.




mercredi 21 mai 2014

No Futoroscope

Tampon pour dépressif vivant en Poitou-Charentes.
Jeu de mot aimablement fourni par Thomas Bernard, qui a bien connu comme moi les soirées glauques au bar le Montierneuf de Poitiers et les lendemains de festival d'Angoulême.
Disponible ICI.


mardi 20 mai 2014

Ouverture de caveau

J'ouvre mon atelier au public samedi 24 mai, de 14h à 19h30. Il se trouve 4 rue du Repos, à Paris XXème, juste à côté du cimetière du Père Lachaise.

vendredi 16 mai 2014

Carreaux de ciment.

J'avais vu un peu juste pour le premier tirage des carreaux de ciment, ils ont été épuisés très vite, mais bon, je ne produis pas des quantités astronomiques de tampons. Ils sont à nouveau disponibles, en caoutchouc rouge pour le moment, parce qu'il y a une rupture d'approvisionnement de caoutchouc blanc. Le caoutchouc rouge fonctionne exactement comme le caoutchouc blanc, mais il est rouge, donc.

Ils sont en ligne ICI.

lundi 12 mai 2014

Paris by night.


Tampon géant pour nos amis fétichistes. Sur moulure hêtre format 15x8cm. Pas encore en vente.

mardi 6 mai 2014

C'est quoi ta journée?

video


Une interview réalisée il y a quelques jours avec Aurélie Champagne, pour le Mouv.
Le principe c'est d'appeler une personne à 7h30 du matin, et de lui demander à quoi elle va passer sa journée.

mardi 29 avril 2014

reportage tampographique


Les gens de l'émission Tracks, diffusée sur la chaîne Arte, sont venus filmer mon boulot.

C'est ICI

mercredi 23 avril 2014

Carreaux de ciment

Coffret de 25 tampons reproduisant des motifs de carreaux de ciment anciens piqués dans des entrées d'immeubles parisiens et dans quelques livres sur le sujet.
Ces motifs sont ingénieusement conçus pour recouvrir de grandes surfaces si on les juxtapose.
Format des tampons: 41x41mm.
Montures hêtre naturel, caoutchouc blanc.
On peut le commander en ligne en cliquant ICI







mardi 1 avril 2014

Tampon géant



Une vidéo mal filmée avec un téléphone scotché sur un escabeau, qui montre l'utilisation d'un tampon géant.

lundi 31 mars 2014

Dripping de poche


Je fabrique une nouvelle édition du "dripping de poche", jeu de tampon permettant de goûter aux joies de l'action painting et de l'expressionnisme abstrait, en toutes circonstances et quand on ne dispose pas de beaucoup de place.
Il sera bientôt en ligne. "Bientôt" désignant un point flou perdu quelque part dans un avenir brumeux.

jeudi 27 mars 2014

Projet de livre



C'est pas la peine de s'emmerder à faire des livres, il suffit juste de truquer des images avec Photoshop pour donner l'impression qu'on sort des bouquins.

mercredi 26 mars 2014

Tampons géants.



Tampon pour assez gros ras le bol. Monture en hêtre tournée à la main, tampon en élastomère de polyuréthane. Format de l'impression: 30x60cm.
Prix sur demande ( c'est cher, ça coûte un bras à fabriquer).

mercredi 26 février 2014

Projet.


Maquette pour un projet de livre un peu festif.

mardi 25 février 2014

Trombinographe.


Premiers essais et premières pièces pour le Grand Trombinographe, jeu de tampon permettant de dessiner des visages sur le même principe que le portrait-robot.
L'idée de base était de faire un générateur de têtes de directeurs artistiques, mais j'ai élargi la problématique aux têtes d'abrutis en général.

vendredi 21 février 2014

Tampon pour quadragénaire.



Tampons déprimants.

Coffret de douze tampons en caoutchouc naturel sur monture hêtre, pour dépressif exigeant et mélancolique amateur d'"Arts and Crafts". 
Coffret en carton noir, caoutchouc cuit en novembre, de nuit, dans une usine abandonné, en Picardie.
Format de chaque tampon:70x28mm

60 euros hors frais de port.

On peut commander en ligne en cliquant ICI
On peut également commander par courrier en adressant un chèque au 4 rue du repos, 75020 Paris.
Frais de port: 5,60 euros. 


vendredi 14 février 2014

Marre.


En fabrication: un moule pour tampon géant, pour assez gros coup de barre (90x20cm, 25 kilos).

dimanche 9 février 2014

Low-Tech-Quadri.



Quadrichromie low-tech. Pour parler en français, je fais des essais de tampons permettant d'imprimer en couleur, en superposant quatre couches (bleu, rouge, jaune, noir) pour recréer une image en quadri.

Organes sensoriels

Au vernissage d'un auteur de bande dessinée. Une femme vient me parler. Elle pose des questions sur mon travail tampographique. Tandis que je me lance dans l'explication fastidieuse de la réalisation d'un cliché photopolymère, je sens que deux masses viennent s'appuyer contre ma poitrine. Je baisse les yeux et je constate que la femme est en train de m'écouter tout en appuyant ses seins contre moi. Je termine mon explication dans cette posture.

La femme s'éloigne. Elle avise un autre dessinateur et va le saluer. Elle prend de ses nouvelles. Tandis qu'il lui répond, elle colle ses deux seins sur la poitrine du type, qui continue à parler comme si de rien n'était. Le manège se reproduit toute la soirée.
En sortant de la galerie, je pense aux vibrisses de certains mammifères, qui permettent à ces animaux de mieux percevoir les obstacles dans la nuit, et de se diriger au mieux dans un environnement trouble.



vendredi 7 février 2014

1923-2014


Les plaisirs simples de la vie. Dans le bus, un officier monte à Bastille et s'installe devant moi. Il porte une grosse mallette cadenassée, un pull kaki à épaulettes, des galons, et une sorte de badge qui ressemble aux accréditations qu'on porte au festival de la bédé. Machinalement j'essaye de voir son nom sur son badge, un peu comme à Angoulême quand on croise un type qu'on connait de vue et dont on a oublié le nom. Je me penche discrètement pour arriver à lire. Il s'appelle monsieur Canard.

Les plaisirs simples de la vie. Marcher rue de la Roquette, slalommer entre clochards et flaques d’urine. S’asseoir au bar la Fée Verte et commander un café. Apercevoir au loin une silhouette familière et reconnaitre une ex au bras d’un type revêtu d’un gigantesque et ridicule pantalon bleu orné d’énormes hibiscus. Se cacher un peu derrière un menu et les regarder passer.

J’attends qu’ils s’éloignent, je sors du bar et je les suis un moment du regard. Un homme aviné vient me demander de l’argent, je lui donne deux euros, il part sans me remercier.
Je remonte vers le XXeme, je dois aller fouiller dans les bazars chinois pour y trouver du papier de soie. Je fais un large détour sur le trottoir de Belleville, pour éviter de croiser un peintre de ma connaissance. A chaque fois que je parle avec lui, la conversation s'engage d'abord amicalement, puis je me sens rapidement accablé par une sorte de découragement, puis par une franche envie d'aller me recoucher. Il a développé un art subtil d'asperger les gens de minuscules gouttelettes de merde, tellement fines qu'elles sont imperceptibles, mais finissent par vous recouvrir de la tête aux pieds.

Je rentre à mon atelier avec mon papier de soie. J’en ai besoin pour emballer les tampons que j’expédie par la poste. Je bois un autre café au bar d’en face. Un professeur de théâtre d’un cours voisin est attablé avec une de ses élèves, au fond du bar. Il a 40 ans et ressemble à un pivert géant qu’on aurait trempé dans de l’huile, avec de vilaines poches beiges sous les yeux. Son élève est jolie, dodue et très jeune. La main du professeur est sous la table, il est en train de la branler en s’imaginant que personne ne le voit. Il jette des regards énamourés autour de lui. Le patron du bar l’observe aussi, et secoue la tête d’un air dégoutté quand je lui dis au revoir.
Mon atelier est froid. J’allume le poêle à mazout. Il se met à ronronner et à puer. Une rassurante odeur de moteur de mobylette remplit tout l’espace. Je prépare une exposition pour la fin du mois de mars, je suis très en retard comme toujours. Je pose le papier de soie sur une table.

Je vois passer beaucoup de gens habillés en noir dans la rue du Repos. On doit enterrer quelqu’un d’important. Les vitres de mon atelier sont barbouillées de blanc de Meudon, ça me permet de regarder dehors sans être vu, pour peu que j’éteigne la lumière. Je reçois un message de Jean-Christophe Menu au même instant. Il va au Père Lachaise. On y incinère Cavanna.
Je remonte les escaliers glissants du cimetière. Quand il pleut, les pavés du Père Lachaise deviennent de vraies patinoires. La semelle de mes chaussures est usée et lisse, je manque de tomber plusieurs fois, notamment sur le caveau du Baron Haussmann (préfet de la Seine, 1809-1891) et sur la tombe de Paul Baudry (peintre français né à La-Roche-sur-Yon et mort à Paris, représentant de la peinture académique sous le second empire, 1828-1886).

Quand j’arrive au crématorium je ne vois pas Menu, la cérémonie est commencée, beaucoup de gens sont restés dehors faute de place. Il y a un mauvais vent, froid et humide. Je m’abrite derrière une haie de photographes. J’écoute les discours. Siné, Delfeil de Ton, la famille de Cavanna. Le froid remonte le long de mes jambes. On passe de la musique. Tandis que les discours se succèdent, je sens que mon amour pour Cavanna ne pèse pas lourd face à l’engourdissement de mes orteils. Le froid a gagné le haut de mes jambes. Je relève le col de mon manteau et je m’entortille dans mon écharpe. On passe un morceau de Brassens. Je ne supporte pas Brassens. J’ai trop froid aux pieds, je me barre.

Je descends rapidement les coteaux du cimetière. Je grelotte. Je cours presque. Arrivé devant le dolmen d’Alan Kardec (1804-1869, de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail, fondateur du spiritisme), je glisse, je me vautre et je fais sursauter une spirite qui ne m’a pas entendu arriver. 

lundi 3 février 2014

Ouverture de caveau.


Les prochaines portes ouvertes de mon atelier auront lieu le samedi 15 février, de 14h à 19h. Il se trouve 4 de la rue du Repos, dans le XXème arrondissement, à côté du cimetière du Père Lachaise. Le métro le plus proche c'est Philippe Auguste.

mercredi 29 janvier 2014

Insecte inconnu.


Insecte photographié dans une vitrine de la grande galerie de l'évolution, au jardin des plantes. Je n'ai pas noté le nom de l'animal, et de toutes façons je ne l'aurais pas retenu, et de toutes façons pratiquement tout le monde se fout se savoir comment s'appelle cet insecte, hormis les quelques inquiétants biologistes que l'on croise dans les allées du jardin des plantes.

mardi 28 janvier 2014

Le premier qui me tutoie je lui en colle une.



Je rentre à mon atelier après quelques jours de vacances. Je prépare une exposition pour la fin du mois de mars, ça aura lieu à la galerie de Messine, qui se trouve avenue de Messine, comme son nom l'indique. Je donnerai des dates plus précises quand elles seront fixées, pour le moment, comme je suis en retard sur à peu près tout, je préfère rester flou.
Bon. En dehors des projets d'expositions et des chantiers plus ou moins irréalisables dans lesquels je me suis embarqué pour 2014, je reprendrai cette année les portes ouvertes régulières que je faisais à mon atelier avant que celui-ci soit immobilisé par des travaux d'assainissement qui ne durèrent que trop et qui me flinguèrent trois mois entiers de travail. 
Mais il ne sert à rien de ressasser, tout va bien mieux, les rats qui couraient sur mon plancher sont repartis à la cave, les moisissures se résorbent lentement, je respire un air plus sain, mes joues sont plus roses et je m'achemine vers une vie plus hygiénique.

Je ferai des portes ouvertes chaque mois, les prochaines auront lieu en février, je préfère là encore rester flou quant aux dates, je ne sais pas quand je peux être terrassé par un accès de flemme, j'annoncerai la chose une semaine avant l'ouverture.
L'Association m'a invité à Angoulême pour que j'y signe mon livre, et comme on m'invite plutôt rarement j'ai accepté. J'y serai jeudi et vendredi. J'ai hâte de voir des fanzineux bourrés tituber en se renversant des bières sur leur tee-shirt sérigraphié maison, de goûter à cette fausse convivialité entre auteurs qui fait tout le charme des festivals, de voir des collectionneurs de bande dessinée en surpoids assis sur leurs petites chaises pliantes dans les files de dédicaces. J'en brûle d'impatience. J'ai hâte de remonter l'avenue de Cognac, d'apercevoir mes anciens amis d'Ego Comme X devenus de parfaits étrangers. J'espère qu'il y aura des critiques de bande dessinée avec des petits gilets en laine, et des gens déguisés en guerriers ou en mages. J'en ai vus parfois. je prendrai les plus beaux en photos, je les publierai ici.

jeudi 26 décembre 2013

Puntettu.


J'ai fait un jeu de tampons pour essayer de rendre la décrépitude et le bordel architectural assez spectaculaire du quartier du Puntettu, à Bastia. Là c'est une feuille d'essai sur du papier de soie. Le jeu de tampon ne sera pas fabriqué en série, il existe en un seul exemplaire, qui est utilisé à Bastia pour faire des ateliers avec des gamins de ce quartier, à ce que j'en sais.
Je prends quelques jours de vacances, je recommencerai le travail fin janvier. Je serai au festival d'Angoulême, le jeudi 30 et le vendredi 31 janvier. Non pas que cela m'enchante de retourner dans cette ville qui fut le théâtre de mes premiers troubles nerveux un peu alarmants, mais bon, l'Association m'a invité, et comme on ne m'invite pas très souvent, j'ai accepté.
A mon retour je préparerai une exposition qui aura lieu fin mars à Paris. Comme toujours je suis très en retard et je n'ai pas fait le dixième de ce que je devrais avoir fait pour montrer une exposition un peu sérieuse, mais on avisera en temps utile, quitte à faire des nuits blanches, à courir dans tous les sens, à ne s'alimenter que de sandwiches sous vide et de red-bull light, et à me mettre dans un de ces états limites qui font que justement personne ne m'invite jamais.


vendredi 20 décembre 2013

Portes ouvertes.


Mon atelier sera ouvert au public le samedi 21 décembre et le dimanche 22 décembre de 14h à 19h30. Je termine les préparatifs, comme d'habitude ça se fera un peu à l'arrache, rien n'est prêt.
Poupée Viande et la Géante Suisse seront là pour me filer un coup de main pour cuire les tampons.
Mon atelier se trouve 4 rue du Repos, dans le XXème. Le métro le plus proche c'est Philippe Auguste, sur la ligne 2.
Une page FB a été créée à cet effet: ICI.

lundi 16 décembre 2013

Boules de Noël.



"Boules de Noël". Jeu de tampons en 9 pièces permettant de dessiner un sapin de Noël et ses décorations suspendues. Pour réconcilier fétichisme et fêtes de fin d'année.
Montures hêtre.
Dimensions du coffret: 18x18cm.

Pour commander cliquez ICI

Ou adressez un chèque à l'ordre de Sardon, 4 rue du Repos, 75020 Paris. Il y a 5 euros de frais de port.




vendredi 13 décembre 2013

Délais de livraison.


On travaille avec Poupée Viande et la Suissesse Géante, pour expédier les commandes le jour où elles arrivent, ou le lendemain au plus tard. Pour passer commande, c'est possible jusqu'au jeudi 19 décembre au plus tard, ça pourra être acheminé par la poste avant Noël. Comme chaque année j'ouvrirai mon atelier pendant deux jours, le samedi 21 et le dimanche 22 décembre.