mercredi 5 décembre 2007

Des nouvelles

Le Tampographe est à Paris, rue de Moscou, en bas de la place de Clichy, au dessus des rails de la gare Saint Lazare. J'aime bien les frontières, gosse j'aimais poser mon cul sur la ligne qui sépare la France de l'Espagne. Le boulevard de Clichy en est une, bien plus nette que celle qui sépare en deux le Pays Basque. Au nord il y a les pauvres, les travelos équatoriens, l'avenue de clichy qui remonte vers les contrées hostiles du nord de Paris; au sud il y a les bourgeois, les salary-men, les grands magasins, la foule des consommateurs et les vitrines de Noël.
La prolifération des travelos dans mon quartier me comble d'aise. On aperçoit de dos une bombe sexuelle, on la contourne, on regarde en douce sa tête après avoir longuement considéré ses fesses étrangement rebondies et, stupéfaction, on voit que la créature a le visage de Sitting Bull. De fait ils sont tous Indiens, et ressemblent aux Apaches de Lucky Luke.
Le Tampographe est de retour dans ses meubles après une semaine consacrée à réaliser des boîtes de tampons au pas de course pour aller les vendre sur le stand du Frémok, à Montreuil.
Il revient les poches pleines d'argent liquide qu'il tentera de dissimuler au fisc et qu'il utilisera pour la cause de la Tampographie: achat de caoutchouc, de photopolymère qui pue, de révélateur Agfa qui donne le cancer du nez.
Afin de concrétiser la vocation Underground de sa démarche, le Tampographe va installer une partie de ses locaux dans le sous-sol parisien, à quatre mêtres de la surface. Tel les premiers chrétiens il murira sa cause dans les catacombes. Monsieur Gomez, artisan maçon dans le dix-huitième, l'aidera dans ses projets en réalisant un certain nombre de travaux. Depuis le temps que je rêve d'avoir mon bunker secret. Ce premier repaire fera 15 mêtres carrés et se trouvera quelque part dans le sol du huitième. On s'emploiera par la suite à l'agrandir.
Le Tampographe est avant tout une sorte de bloc de flemme. Il n'alimente pas ce blog depuis des jours et des jours. En expiation, il s'engage à y mettre des nouveautés chaque soir.
A ce soir, donc.

Le Tampographe remercie le resplendissant Yvan, la charmante Eve et la délicieuse Carmela de leur accueil à Montreuil, qui m'a fait oublier pour quelques jours que je suis sociopathe.