vendredi 28 mars 2008

Vidange



Miam miam du bon résidu de photopolymère couleur grenadine dilué dans de l'eau qui a croupi six mois dans ma machine. Et hop je balance tout dans l'évier pour que les poissons fassent de la tampographie.
J'aime bien les machines, les usines et les produits chimiques. Je ne connais rien de plus beau qu'une casse automobile, une ferraille ou une flaque irisée d'essence, sous le soleil du port de Bayonne. Je regrette l'époque où les usines de ce pays de cons n'étaient pas des friches industrielles infestées d'artistes, où les péniches charriaient des graviers et du ciment - on en voit à Paris qui sont devenues des théatres; où le Point P du canal de l'Ourq était plein d'artisans, et pas encore une salle de concert emplie d'une tourbe infecte de musiciens de rock. Je regrette même les décharges sauvages dans lesquelles j'allais m'amuser enfant.
Hop le photopolymère à l'égout.