mardi 6 mai 2008

De retour de Deauville

Le Tampographe était à Deauville pour trois jours. J'en rentre assez mitigé. J'ai préparé ce salon du livre pendant une semaine, sauté deux nuits de sommeil, asphyxié au caoutchouc ma petite famille, refusé du boulot pour Le Monde, réveillé mes voisins avec ma scie circulaire dès huit heures du matin. Comme je n'avais plus de bois à couper pour faire mes montures, j'ai scié deux de mes étagères toutes neuves pour en faire des tampons, et leur contenu s'est déversé sur le sol.
Du coup mon atelier s'est à nouveau mis à ressembler à une décharge. Je marche dans la sciure, les chutes de caoutchouc, les films, les esquisses, les trognons de pommes dont je me nourris en période de charette, et tous mes efforts de rangement ont été réduits à néant pour tout préparer.
A Deauville, ben il ne s'est rien passé. Rien de rien. Quelques rares ventes à quelques braves gens, et un long long long défilé de créatures bizarres. Les bourgeoises en villégiature sont tellement refaites qu'elles semblent sorties d'un bar à Aliens dans Star Wars. Peau orange, chevelures mauves coiffées à la lionne avec quatre litres de laque, lunettes noires de pilote de croiseur stellaire, bouche refaite évoquant assez Jar Jar Binks. Toute une armée de créatures de l'espace. J'avais rien à foutre là.
En fait j'aurais mieux fait d'employer mon temps à quelques chose de plus utile.
Par exemple faire des moulinets avec ma bite en écoutant Highway to Hell. Je tente de dépasser les 75 moulinets sans toutefois y parvenir.