jeudi 24 juillet 2008

Le Tampographe est retenu.

Pas moyen de me barrer. les Bretons m'en empèchent. Ils me disent, alors que je suis en train de boucler mes valises et de me préparer à prendre le train, ils me disent " Oooo, encore une histoire, encore une histoire, Tampographe!".
Comme je n'ai pas le coeur de refuser, je leur raconte de belles choses: la grande ville, les lumières de Paris, le Moulin Rouge, la Tour Eiffel, les grands magasins, l'électricité, l'eau courante, le métro, la radio sans fil et les ordinateurs. Ils me regardent avec leurs grands yeux ronds par dessus le feu, les femmes mâchent des peaux de phoques pour en faire des kayaks, les hommes sculptent des défenses de narvals à mon effigie ( il faut dire que l'eau des plages bretonnes est assez froide).
Je me connecte depuis la hutte du Druide, un Anglais qui a gagné leur confiance et qui fut ingénieur dans les télécoms. Le brave homme fabrique de l'électricité avec un groupe électrogène qu'il alimente avec l'alcool que boivent les locaux.
Les nouvelles de Paris sont rares. Le cocher de la dilligence m'apprend que le régent Siné a été lourdé par Val.
Par solidarité nous avons fait hier soir une rituel animiste pour faire crever à distance les patrons de gauche. On a tout bien préparé, on s'est mis en costumes, on a payé des musiciens, on a sacrifié un poulet noir, on s'est mis a danser sous le soleil breton et puis il s'est mis à flotter.
C'est trop bête c'était une danse de la pluie.
En revanche, aux dernières nouvelles, Val et Joffrin courent toujours.
Mais le Tampographe n'a pas dit son dernier mot.