lundi 4 août 2008

Morte saison

Le Tampographe erre dans Paris à la recherche d’un atelier. Sur son petit vélo il porte de grands bidons emplis de polluants, à la recherche d’un nouvel endroit à contaminer. Il fait des détours dans les rues désertes, et explore les anciennes usines de la capitale.
Hélas, ces lieux sont occupés par d’ignobles sociétés de graphisme, d’atroces studios de techno lounge, de répugnantes agences de pubs, d’immondes cabinets d’architectes, d‘épouvantables officines plus ou moins culturelles, d'écoeurantes maisons d'édition.
Les ouvriers en ont été expulsés pour céder la place à la bourgeoisie dégénérée, artistoïdes avariés, barbouilleurs et sculpteurs de caca, imbéciles, abrutis par Libé, néo-bohèmes de merde, dents pourries, vermine créative, écrivains, éditeurs, acteurs, chanteuses, vermine.
Mes recherches avancent cependant. Je fouine derrière le cimetière de Montmartre, entre La Fourche et le square Carpeaux. C'est pas vraiment aisé d'y dénicher quelque chose, mais le quartier me plaît.
Pendant ce temps je ne branle rien et j'ai pas du tout envie de m'enfermer dans mon atelier. Je profite donc de mes recherches dans les rue de Paris pour passer mes journées à faire du vélo, ce qui me fait de petits mollets robustes.