dimanche 21 décembre 2008

Un peu de rosbiff

"Bisous" par Magnus Irvin.

Je m'aperçois que le temps passe et que je n'ai toujours pas pris la peine d'écrire sur mon séjour à Londres, alors que mon exposition s'annonce d'ores et déjà comme un gigantesque succès.
Comme j'ai la flemme, j'écris dans le désordre:

-J'ai rencontré un artiste qui commercialise sous le nom de "Bisous" des chocolats moulés sur son trou du cul. J'ai acheté un assortiment de trois chocolats mais je suis incapable de manger une chose qui ressemble à l'anus d'un Anglais de 45 ans à qui j'ai serré la main.

-La carte orange de Londres s'appelle la carte Oyster. Huître, en Français. Personne n'a pu me dire pourquoi.

-Ecrit dans les chiottes d'un pub de l'East-End:
"J'ai niqué ta mère"
Et, plus bas, avec une écriture enfantine:
"Papa, faut que tu rentres, t'es bourré".

-Pas loin de mon exposition se trouve un sex-shop pour lesbiennes, très chic et absolument interdit aux hommes non accompagnés d'une femme.

-Je me demande comment autant de bière peut entrer dans le corps d'un Anglais de taille moyenne.

-Au London Institute of Pataphysics un très vieux monsieur est monté sur une estrade aidé par deux hommes pour y lire un texte porno.

-Tanya, qui m'accueillait chez elle, s'est offert pour ses 40 ans une armure de chevalier qui me faisait sursauter quand je l'apercevais dans mon champs de vision.

-Je suis resté interloqué devant une vitrine de boutique sans savoir si je me trouvais devant un réparateur de vélo, un vendeur de fringues ou un sex-shop. Il y avait deux mannequins en plastique vêtus de fringues SM, juchés sur des vélos de course neufs et portant des casques vikings et des groins de cochons.

-On déplore dans l'East-End que les pubs où on peut assister à des combats de chiens et à des matches de boxe à main nue se font rares.


-Photographie prise dans une galerie d'art de Shoreditch, au hasard d'une expédition dans les très nombreux vernissages qui ont lieu tous les jeudis soirs dans ce quartier.

-Je me demande combien d'années je vais garder dans mon frigo les trous du cul en chocolat de Magnus Irvin.