jeudi 19 février 2009

Nouvelle année 2010.


Je suis allé la semaine dernière commander une bûche de noël chez le pâtissier du coin en demandant qu'on y écrive "Bonne Année 2010". Le pâtissier n'a pas même esquissé un mouvement de sourcil.
Paris est une ville remplie de gens blasés.
Dimanche j'ai installé la bûche dans mon atelier, un très long cylindre marron décoré de petits objets en plastique fichés dans le glaçage par le pâtissier. Je crois qu'ils symbolisaient le bonheur. Il y avait une bouteille de champagne miniature, un sapin miniature et un chalet suisse miniature. J'ai gardé le chalet suisse tant il rend heureux rien qu'à être contemplé.
J'ai souvenir de m'être extasié devant la vitrine d'une pâtisserie de Zurich, qui vendait des gâteaux dédiés à la beauté des autoroutes. On y voyait, parfaitement miniaturisés à une échelle vertigineuse, des Mercedes et des Audi fonçant sur une magnifique route toute neuve, environnée de centre commerciaux Migros et de grosses maisons cubiques bordées de vaches. On avait poussé le sens du détail jusqu'à représenter avec une sorte de barbe-à-papa les fumées sortant des cheminées.
Le réveillon s'est passé d'excellente manière. On a rigolé, débouché de la vodka au piment rouge, fait cuire du caoutchouc, injurié en Roumain, bu du sang, mangé des gâteaux et du pâté de la Creuse.
Le Tampographe renouvellera l'expérience le 30 avril prochain pour le nouvel an de l'Eglise de Satan.