samedi 4 avril 2009

Dernières volontés

Le Tampographe rentre à l'hôpital demain pour y subir une intervention chirurgicale.

Mon corps est trop parfait, je suis trop beau et trop intelligent, j'ai donc décidé de me faire artificiellement enlaidir et abrutir par le bistouri des meilleurs spécialistes.

Comme il existe un vrai risque que je meure sur le billard, je livre ici mes dernières volontés.

Je veux que les pataphysiciens s'épilent le nez. Je ne sais pas pourquoi un grand nombre de Pataphysiciens ont des putains de poils qui leur sortent du nez. Pas des narines, hein, mais du bout du nez. Je veux qu'ils viennent à mes obsèques avec des nez irréprochables.
Je veux être incinéré et je veux que mes cendres soient dispersées dans la salle de rédaction de Libé, si possible dans la gueule de Laurent Joffrin, si possible avec l'urne, si possible avec un parpaing dans l'urne.
Je veux que chaque ami du Tampographe commande dès aujourd'hui une grande quantité de tampons, pour une forte somme, afin que la famille du Tampographe soit à l'abri du besoin.
Je veux qu'enfin la paix règne dans le coeur des hommes, que les enfants soient heureux, que la terre soit un jardin et qu'on extermine des auteurs de bédés autobiographiques par des moyens planifiés et industriels.
Je veux qu'on donne mon nom à une ville de plus de 600.000 habitants.
Je veux que le 23 mars, jour de ma naissance, devienne un jour férié dédié au chaos, à la terreur et aux bisous, mes trois passions dans la vie.

Si je ne meurs pas, je serai de retour à mon travail jeudi.