vendredi 29 janvier 2010

Le Sud.






Je travaille sur des bons points qui seront sérigraphiés en mars à l'école des Beaux-Arts de Nîmes.

Aaah le Sud.

Je reviens du sud de Paris.

Place d'Alésia les parisiens ont un accent plus chantant, ils jouent aux boules sous les platanes, boivent des tomates et des mauresques, regardent passer les soirs d'été au perron de leurs maisons et votent volontiers Front National. Loin sous le brouhaha des voitures on entend le cricri des cigales, et sous les effluves de diesel, de merde et de vomi de toxico, on sent la farigoule et le sous-bois de pins parasols.

dimanche 24 janvier 2010

Dimanche masochiste.


Je profite de cet atroce dimanche froid, gris, triste, pluvieux, parisien, mortel, pour faire de la comptabilité, ranger mes papiers, trier mes feuilles de paye depuis 1995 assis sur du verre pilé et des fils électriques dénudés, à poil la porte ouverte, les pieds dans une bassine de scorpions et d'anguilles vivants, le cou emmitouflé dans une écharpe de barbelés allemands. J'écoute à la fois France Info et de la musique de chambre composée par le Diable. A midi j'ai déjeuné de graviers et d'insectes, en buvant du plomb en fusion dans un mazagran marron orné d'un petit parasol.
Je range un tas de cartons entassés au fond de mon bunker. J'y retrouve un éditeur. Il n'en reste plus que le squelette et la tignasse. Il est passé me voir début 2008, sa chevelure était splendide, gorgée de beauté, resplendissante, elle faisait des ondulations presque hypnotiques, elle suivait ses mouvements de tête avec un léger retard, c'était un émerveillement, elle sentait le soin relipidant au beurre de Carité, le baume radiance au principes actifs de noyau d'avocat du pérou.
Il a commencé à me parler de l'état de l'édition. Je l'ai égorgé avec un X-acto et je me suis branlé dans ses cheveux tandis qu'il se vidait de son sang. Mon atelier a senti l'après-shampooing et la charogne pendant un bon moment.

dimanche 17 janvier 2010

Bonne année 2010


Les lecteurs les plus assidus de ce blog se souviennent peut-être que je suis passé unilatéralement en 2010 dès le 27 janvier 2009. J'aborde donc le 13eme mois de cette année, non sans vous souhaiter au passage une excellente année pleine de bonnes choses, et tournée vers les valeurs simples de la vie que sont le gang-bang, l'éjac faciale et les bains dans du sang humain.
L'année 2010 durera en tout 24 mois. Ça ne sera pas de trop pour le Tampographe, qui voit s'accumuler le boulot dans son atelier.

mercredi 13 janvier 2010

Les derniers jours du Bunker.

Je vais déménager à la fin du mois. Je suis retranché derrière les portes de mon bunker, je ramasse mes ossements d'enfants, je balaie, je regroupe mes nains, je les range dans des cartons, je nettoie le sel de leurs larmes que le sol a bues depuis bientôt un an. Si j'avais un cœur il se serrerait à l'idée de quitter bientôt mon bunker d'acier de la rue Clapeyron.
Mon nouvel atelier est une effrayante caverne abritant un lac noir, une grotte horrible et ténébreuse emplie d'exhalaisons épouvantables. Au premier feu du soleil levant l'ombre se met à mugir, on entends des chiennes hurler, c'est peuplé d'êtres inimaginables, le deuil, les livides maladies, la vieillesse, la faim, la crainte, la pauvreté hideuse, et donc bientôt le Tampographe aussi.
Comme mon futur atelier se trouve tout contre les murailles du Père Lachaise, dans le voisinage de plus de 70.000 tombes, il se nommera la Nécropole Maudite.

Pour le mois de janvier je reste encore rue Clapeyron, je me barre en février.

mercredi 6 janvier 2010

Le Tampographe à la radio.

Le Tampographe dans l'émission "Les Passagers de la nuit", par Christian Rosset, c'est là:

Les Passagers de la nuit

C'est vers le milieu de l'émission, et ça dure 1/4 d'heure.
C'est en réécoute pour une semaine.

Je suis aussi dans la Vignette, émission courte d'Aude Lavigne, là:

La Vignette d'Aude Lavigne

Toujours sur France Culture.