dimanche 25 juillet 2010

Gaufrettes déprimantes.

C'est dimanche, il fait beau, le Tampographe fait le ménage, aère son caveau, ouvre les fenêtres de sa cuisine et se lance dans une recette de pâtisserie déprimante.
Photographiées encore chaudes à la sortie du four, croustillantes, fourrées d'une délicieuse crème à la vanille des îles, ces gaufrettes feront merveilles les lundis matins de rentrée, auprès de vos amis dépressifs qui se cherchent encore une bonne raison de passer à l'acte.














fabrication en série à l'étude. Ces gaufrettes sont pour le moment à l'état de prototypes.

jeudi 22 juillet 2010

Photomatons trouvés.

Photomatons récoltés à Bordeaux en 1993. J'en scanne quelques uns parmi mes préférés.
Je les ramassais vers la rue Sainte Catherine, dans un passage couvert qui se trouve pas loin de la place de la Comédie. J'avais pris l'habitude de passer là plusieurs fois par semaines et j'étais rarement déçu.




Une bourgeoise bordelaise assez typique de la fin du XXème siècle, avec sa décoloration et sa veste bling bling. Prise en train de mettre des pièces dans le photomaton.



Bordelaise décolorée là encore. Accident au développement ou transe médiumnique. Cette femme semble sécréter un ectoplasme par les narines.



Un reste de salade sur les dents ou un tic nerveux.



Double portrait déchiré en petits morceaux et éparpillé sur une grande surface. J'ai passé un long moment à tous les rassembler.



Huit photos d'un même monsieur malchanceux avec la technologie, trouvées en une seule fois. Sans doute ma plus belle prise.



Flash déclenché trop tôt.

jeudi 8 juillet 2010

Liste des courses.



Je dois me lever de bonne heure pour aller faire ma lessive pour avoir terminé mon ménage à dix heures pour ressortir au marché de Belleville acheter des carottes pour manger à midi avec des œufs durs pour pouvoir être à l'heure chez mon dentiste à treize heures pour avoir mon après-midi un peu libre pour rejoindre un pote pour lui montrer les dernières pages de mon livre pour avoir son avis pour surmonter mon dégout pour continuer à bosser sans vomir pour de nouveaux dessins pour avancer dans mes projets pour monter une expo en janvier pour le festival d'Angoulême pour accompagner la sortie de mon livre tampographique pour l'Association pour faire chier du sang et des tripes par les yeux à tous mes ennemis pour les terrasser pour les voir mourir devant moi pour entendre les lamentations de leurs femmes.
Une exposition à Angoulême ça me fera sortir, je commence à m'emmerder; il faudrait que je fasse un peu plus de mondanités mais personne ne m'invite jamais. Ça doit être à cause du blog, on doit penser que j'ai mauvais caractère alors que je ne suis que tendresse. Et puis Angoulême je connais parfaitement, j'y ai pris un cortège ininterrompu de grosses cuites entre 1993 et 1995, j'y ai laissé tous mes revenus, ils ont rénové les remparts et la façade de la cathédrale romane avec une partie de cet argent et tracé une rocade et un échangeur d'autoroute avec le reste. C'est d'ailleurs très pratique, on peut désormais contourner et éviter Angoulême, ce que je vous encourage vivement à faire, sauf pour le festival de la bande dessinée de janvier 2011, mais j'y reviendrai.

mercredi 7 juillet 2010

bestioles



Série de 24 tampons représentant des bestioles variées, combinables avec l'arbre du tampon "Strange Fruits".
Sur montures en médium teinté noir et brique, très joli.



Le coffret: 60€
Commander à le.tampographe@free.fr

Horaires d'été



Le Tampographe ne prend pas de vacances. Son caveau sera ouvert en juillet deux après-midi par semaine, le mardi et le vendredi de 14h à 19h. Renseignements au 01 77 12 73 68, un nain vous répondra.
Des vacances ne seraient pourtant pas inutiles, je regarde des vidéos d'animaux sur Youtube,je pleure en écoutant des merdes, je mange dans mon lit et j'y dors parmi les miettes. Le soir je vais rôder parmi les touristes de la place de l'Etoile, de Saint Michel, du Carrousel du Louvre pour les photographier, tant il est vrai que Paris devient aux beaux jours la capitale du touriste épuisé et écrasé de chaleur.
Je travaille pourtant, à un livre, à une expo, à des tas de trucs très pressés, mais je sens au loin, vers le sud de Paris, que la gare Montparnasse palpite, m'appelle pour que j'aille y prendre un TGV avec mon petit baluchon, que je file en Bretagne, que je me mette en maillot sur une plage de Saint-Quay et que je me prenne une averse sur la gueule.