lundi 17 janvier 2011

Entrée des artistes.



Le Tampographe doit préciser encore une fois qu'il ne fait pas de tampons pour les artistoïdes de merde, fils de bourges, fins de race dégénérés chiés par les beaux-arts de Paris, vermine de galerie, lécheurs et lécheuses de boule, vampires à subventions, termites de Villa Médicis intra et extra-muros, inutiles, nuisibles, viande de troisième choix, cartilage, couenne et os, juste bonne à faire du ron-ron pour le chat du ministre de la culture.
Le Tampographe ne s'intéresse pas à vos projets vidéos, à vos chorégraphies, esquisses, textes, performances, à votre caca étalé sur les murs de votre galerie, et d'une manière générale à toute forme de thérapie de groupe en public.
Hélas mes efforts sont vains.
Il paraît qu'un artistoïde ça voit dans le noir comme un chat. Il paraît que ça peut grimper sur une vitre à la verticale, marcher au plafond, traverser un mur en se faufilant par les plus petites fissures, que ça peut prendre l'apparence d'une mouche et passer par la fenêtre, d'un cafard et passer sous les portes, d'une chauve-souris, d'un chat-huant, d'un troupeau de rats, d'une nuée de moustiques. Un artistoïde ça peut aussi se changer en nuage de fumée de cigarette, en carton d'invitation, en trace de coke, en chewing-gum collé sous une chaussure, en sms porno.
Il paraît que ça résiste à une température de 1500°. On cherche en vain le point de fusion.
Quoique tu fasses, il y en a partout, toujours, tout le temps, du moment qu'il y a des cocktails, des culs importants à lécher, des pots pour une sortie de livre, du pognon à prendre, des fêtes chez des éditeurs indépendants, des vernissages branchouilles.
On cherche toujours en vain le moyen de les détruire.