lundi 9 septembre 2013

Atroce cauchemar.


Atroce cauchemar cette nuit: j'étais démonstrateur de tampons chez Rougier et Plé, et je remportais un franc succès. J'avais un gilet. Je me souviens que les personnes qui assistaient à la démonstration portaient des bérets décorés de broches en pâte Fimo. J'étais sympa. Je faisais des blagues, on riait, hihihi, il y avait des cupcakes, je donnais des conseils avisés (pour l'embossage, essayez la poudre dorée avec un papier noir, ça marche bien; si vous voulez tamponner des textiles, allez chercher des encres japonaises à la librairie Junkudo, rue des Pyramides; oui bien sûr je prépare un coffret de tampons avec les signes du zodiaque; ah vous faites des tampons à la main? Montrez-moi ça; Oh mais c'est intéressant, Oh mais il faut absolument que vous persévériez). Il y avait un couple, l'homme et la femme avaient la même tête rose et molle, et portaient le même sarouël, il y avait des lampes en papier népalais, ça donnait une lumière faiblarde, je n'y voyais rien à ce que je faisais. Ensuite je donnais un cour d'aérographe et je découvrais avec horreur que je faisais à la perfection les reflets sur les pare-chocs de voiture américaine.

J'ai dormi quinze heures hier. Mon atelier est encore en travaux pour une semaine. Je range. Je retrouve ce Doudou Hitler pour enfant tyrannique. Un seul exemplaire, en laine cardée. Il est doté d'un système qui fait Pouët quand on lui appuie sur le ventre. J'ai appris à carder la laine pour l'occasion, j'ai passé de nombreuses heures à faire ce truc, je voulais l'offrir à des parents bobos affublés d'un enfant particulièrement autoritaire, mais je me suis dégonflé et je l'ai rangé au fond d'une caisse. Je ne l'avais pas vu depuis des mois, je pensais qu'on me l'avait volé.