jeudi 2 octobre 2014

Petit rappel.

Il y a un affreux malentendu. Pour une raison mystérieuse je reçois régulièrement des mails d’artistes qui me présentent leur boulot. Comment ai-je pu laisser penser que j’avais la moindre sympathie pour leurs démarches?
Petit rappel, donc:
Artiste
Va picoler en attendant d’hériter de ta famille de vendeurs d’armes, occupe-toi comme tu veux, ne viens pas me faire chier avec les crottes de nez que tu fabriques dans ton loft d’enculé de Paris XXème. Ça ne m’intéresse pas, ça ne m’intéressera jamais. Et d’ailleurs tu n’es pas un artiste, les artistes c’est bien rare et j’ai rien contre, peut-être parce que j’en croise presque jamais, si j’y réfléchis. T’es rien qu’une scorie du capitalisme, un rentier, un morbac bien gonflé du sang des autres, ce que cette société de merde a engendré plus méprisable.
En outre, cher bourgeois qui ouvre ton concept-store avec dix ans de retard et qui me demande si je fais des dépots-ventes:

Va te faire tatouer « je suis une grosse merde de gosse de riche » entre deux tatoos vintage. Prends une typo gothique, c’est la mode à Brooklyn. Tu feras un malheur au marché de Noël des créateurs de Paris XIème, avec ta barbe à la con et ta coupe de nazi de merde. Tu seras le roi des stands, entre les fabricants de bijoux éthiques et l’étal de jus de carotte aromatisé au sperme d’orang outan 100% organic acheminée par bateau à voile depuis les quais de Williamsburg.