mercredi 21 octobre 2015

Ville-musée.




Quelques mascarons du Pont-Neuf, à Paris ( il y a encore de bonnes raisons de se promener dans Paris, mais il faut plutôt aller les chercher au XVIIeme siècle). Les mascarons ce sont des têtes sculptées de divinités antiques qui grimacent sur les bâtiments pour faire peur aux mauvais esprits. Je me sers de ces images pour m'exercer à faire des trames de plus en plus fines. Je me sers parfois aussi de photos cochonnes, mais là ce sont des mascarons, c'est plus présentable et on peut partager l'image sur Facebook sans se faire fermer son compte par quelqu'un qui aurait peur des fions.

On ouvre désormais la galerie tampographique chaque samedi, il y a du monde, on est contents d’avoir du passage dans un coin du XXème où les seules activités économiques qui résistent sont la vente de cercueils, le commerce de shit au détail et l’hôpital psychiatrique de la rue Bayle. Cela dit avec le Jour des Morts qui approche, le quartier du Père Lachaise connait une sorte de pic d’activité, si on peut appeler pic d’activité une foule de mémés qui marchent vers le cimetière avec des pots de fleurs achetés chez Lecreux.

Quand je parle des seules activités qui résistent, j'oublie peut-être la spéculation immobilière, puisque les ateliers des petites cités anciennes qui longent le Père Lachaise sont tous en train d'être transformés en loft d'enculés ou en locaux de start-ups (les riches et les guignols issus d'écoles de management ont en commun ce goût pour le décorum post industriel et les effluves de sueur d'ouvriers. Nul doute que cela épice délicieusement leurs existences, qu'ils baisent mieux, qu'ils font caca plus régulièrement).